Du jamais vu depuis l’automne 2023.
Ce ne sont pas les faucons de la BCE qui en parlent mais bien les marchés financiers qui l’anticipent : la hausse des taux courts en zone euro est redevenue un scénario probable en 2026.
Comme en 2022, et cette fois-ci en raison des risques de fermeture prolongée du détroit d’Hormuz, ce sont les craintes inflationnistes liées en premier lieu à la hausse des prix de l’énergie, mais aussi les risques de désorganisation des chaines d’approvisionnement qui sont en cause.
Ces anticipations sont encore faibles, puisqu’au 5 mars au soir, il n’y avait encore que 60% de probabilité pour une hausse des taux BCE en 2026, mais cela est en soi un évènement puisque qu’il restait la semaine précédente 30% à 50% de probabilité de baisse des taux en zone euro.
Selon les économistes, une hausse du prix du baril de 10 USD entraîne mécaniquement une hausse de l’inflation d’environ 0.3% en zone euro et au UK, un peu moins au US. La hausse de 20 USD du prix du baril depuis fin janvier pourrait donc contrarier le scénario de baisse des taux, voire inverser durablement les anticipations.
L’évolution de la situation dans le détroit d’Hormuz est donc un facteur clé de l’évolution des taux courts en 2026, et en tous cas des anticipations de taux dans les prochaines semaines.
Comme nous l’indiquions dans notre précédent point marché en février, le scénario de baisse des taux en zone euro est loin d’être acquis.






